belib
reseau de borne inaugure le
12 janvier 2016
A force d’ en enlever il ne va plus rien rester !
principaux points de l’ accord
La revendication des plus vulnérables aux impacts du réchauffement climatique, a été entendue : dans son article 2, le projet instaure la volonté de contenir l’augmentation de la température moyenne « bien en-deça de 2° » et de « s’efforcer de limiter cette augmentation à 1,5° », d’ici 2100, par rapport au niveau pré-industriel. Pour les îles menacées par la montée du niveau des océans, il fallait absolument revoir à la hausse l’ambition de ce texte, d’abord fixée sur une hausse de 2°C.
Sur la question épineuse des financements, le texte prévoit que les 100 milliards de dollars promis chaque année par les pays du Nord pour aider ceux du Sud à financer leurs politiques climatiques soient « un plancher pour l’après 2020 ».Un nouvel objectif chiffré devra être défini au plus tard, en 2025.
« Cela donne une visibilité aux pays en développement », a réagi pour francetv info Marion Richard, chargée de mission Climat et Territoires au Réseau Action Climat. Elle déplore toutefois un texte « beaucoup trop vague sur la question de l’adaptatation » (soit, les mesures -coûteuse- à mettre en place pour limiter la vulnérabilité des pays aux conséquences du réchauffement climatique.) « Il n’y a rien sur le financement de l’adaptation alors que c’est un manque criant », a aussi réagi Armelle Le Comte, d’Oxfam France.
C’est l’ambition de ce texte, mais rien n’indique comment les Etat doivent y parvenir. Pour ce faire, les pays s’appuieront sur les engagements (dit « INDC ») qu’ils ont communiqué avant le début de la conférence sur le climat. Problème : ceux-là ne sont pas assez ambitieux. Même si les pays tenaient tous leurs engagements, les experts estiment que la température augmenterait de 2,7°C d’ici 2100, un résultat bien loin des 1,5°C entérinés dans l’accord. C’est pourquoi le texte pévoit, dans son article 14, une révision tous les cinq ans des plans nationaux de réduction des gaz à effet de serre, à partir de 2023.
Pour Marion Richard, c’est là l‘un des points faibles de ce texte. « Les pays ne sont pas obligés de revoir à la hausse leurs INDC. Or, s’ils ne le font pas par eux-mêmes, nous allons droit dans le mur », explique-t-elle. « Les contributions qu’il y a sur la table sont clairement insuffisantes. Il faut absolument qu’elles soient relevées avant la mise en œuvre de l’accord, en 2020 », insiste-t-elle. « En entérinant des contributions nationales qui conduisent vers un réchauffement supérieur à 3°C, la COP 21 se montre incapable de désamorcer la bombe climatique », abonde Attac dans un communiqué.