VEHICULES ELECTRIQUES PREMIERES BORNES SUR AUTOROUTES

sanef-001

Les premières bornes de recharge électrique apparaissent sur les autoroutes

Grâce aux fonds du projet Corri-Door, Sanef et les autres grands concessionnaires commencent à équiper leurs aires d’autoroute de bornes de recharge pour véhicules électriques. Après les deux premières qui ont été mises en service le 15 juin 2015, le réseau autoroutier français devrait en compter 200 d’ici à fin 2015. Reste à savoir si le temps de recharge de 30 minutes ne sera pas rédhibitoire pour les usagers.

La ville n’est plus l’apanage du véhicule électrique. A condition de choisir le bon réseau et le bon tronçon, il sera désormais un peu moins risqué de s’engager sur l’autoroute au volant d’un véhicule électrique sans craindre de finir le voyage en poussant sa voiture.

Le 15 juin 2015, le concessionnaire Sanef a mis en service deux bornes de recharge rapide sur deux aires de son réseau. L’une sur l’A13 (Bosgouet Nord), l’autre sur l’A14 (Tardenois Nord). Elles permettent en moins de 30 minutes de recharger 80% d’une batterie. Il s’agit du démarrage d’un déploiement plus large.

Un corri-door très entouré

D’ici à décembre 2015, 200 nouveaux points de charge rapide vont, en effet, mailler le territoire français. Ces bornes font partie du projet national Corri-Door « cofinancé par l’Union Européenne (RTE-T) et un consortium d’acteurs engagés dans la mobilité électrique, conduits par le groupe EDF », indique Sanef.

Les trois grands concessionnaires autoroutiers font partie de ce projet. Outre Sanef (Sanef, SAPN) présent dès l’origine, on trouve APRR et Vinci Autoroutes (ASF, Cofiroute, Escota), mais aussi des centres commerciaux situés à proximité des sorties d’autoroutes. On trouve également Renault, Nissan, BMW, Volkswagen, Sodetre et Paris Tech.

L’accès à la recharge se fera au moyen du Pass commercialisé par Sodetrel, la filiale d’EDF spécialisée sur la mobilité électrique. Le programme Corri-Door prévoit à terme des bornes tous les 80 kilomètres.

Un business modèle en test

De quoi lever « ainsi l’un des freins au développement de la mobilité électrique » en interurbain espère Sanef. Reste à savoir si l’éventuelle queue à faire devant la borne ajoutée au temps de charge ne constitueront pas des obstacles rédhibitoires.

Grâce aux études menées par ParisTech, les responsables du programme Corri-Door comptent bien tirer des enseignements des premiers mois d’expérimentation sur trois points : les attentes des clients du service de charge ; la viabilité économique et les modèles d’affaires et les conditions de déploiement d’un réseau d’infrastructures de recharge interconnectées et interopérables en Europe.

 

BLUE INDY D’ INDIANAPOLIS

bollore

 

50   AND   AFTER   500

USA : Bolloré lance les 500 bluecar d’Indianapolis

Le groupe Bolloré vient de mettre en service à Indianapolis les premières 50 Bluecar électriques en libre-service d’une flotte prévue à 500 véhicules. Tout un symbole pour la Mecque de la course automobile américaine qui sera la première ville du continent à bénéficier de ce concept né à Paris avec Autolib’.

Ce service baptisé BlueIndy commence doucement avec 50 véhicules et 125 places de parking équipées de borne de recharge, mais, à un terme non précisé par Bolloré, c’est 500 voitures et 1000 places de stationnement et 200 stations qui seront déployées sur toute la ville.

Les Bluecar sont identiques à celles déjà présentes à Paris, Bordeaux et à Lyon. Elles sont équipées des batteries Lithium Polymère (LMP) développées par Bolloré et dotées d’une autonomie de 250 kilomètres.

L’abonnement annuel coûtera 120 dollars et l’utilisation de la voiture, 4 dollars pour les 20 premières minutes d’utilisation, puis 20 cents pour chaque minute supplémentaire, soit à peu près les mêmes tarifs qu’à Paris (120 euros d’abonnement annuel, 3,67 pour les 20 premières minutes puis 20 cents par km). Les clients pourront s’inscrire à partir du site internet www.blueindy.com ou aux bornes installées dans les stations. Il leur sera également possible d’utiliser l’application pour smartphone lancée à cette occasion.

« En se basant sur nos expériences à Paris, Bordeaux et Lyon, on s’attend à une utilisation moyenne de 20 minutes », a expliqué Cédric Bolloré, directeur du développement lors du lancement de BlueIndy qui s’est fait en présence du maire d’Indianapolis Greg Ballard.

BlueIndy prévoit la création de 100 emplois d’ici la fin de l’année 2016, pour la mise en place d’infrastructures électriques et de télécommunication dans des dizaines de quartiers et centres commerciaux. Une centaine de personnes supplémentaires seront employées par BlueIndy en tant qu’ambassadeurs et techniciens.

 

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer