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Sophie Adenot à la rencontre de l’équipe de France Epsilon

Sophie Adenot bientôt dans l’espace, tout sur la mission de l’astronaute française à bord de l’ISS

Départ prévu dans moins de trois mois. La semaine dernière, la NASA a annoncé le départ de Crew-12, l’équipage dans lequel Sophie Adenot va rejoindre la Station spatiale internationale (ISS), « à partir du 15 février 2026 ». Un envol que l’astronaute française de l’ESA, qui rejoint l’ISS pour 8 mois dans le cadre de sa mission Epsilon, aborde « sereine » et « concentrée » : « J’ai été bien entraînée. On se sent porté par tout ce qu’on a appris, par les instructeurs, par les équipes au sol qui travaillent avec nous », a-t-elle déclaré ce lundi 24 novembre à nos équipes depuis le centre spatial du CNES à Toulouse.

Sophie Adenot était de passage à l’agence spatiale française pour rencontrer « l’équipe France » qui sera derrière elle tout au long de sa mission. « C’est important parce qu’on embarque un bout de la France dans l’espace et c’est une grande fierté de représenter tout le travail des équipes du CNES qui travaillent à cette aventure spatiale depuis le premier vol de Jean-Loup Chrétien en 1982 », a-t-elle souligné.

© CNES/OLLIER Alexandre, 2025

L’astronaute française a également passé du temps au Cadmos, le Centre d’aide aux activités en micropesanteur et des opérations spatiales du CNES, pour se familiariser avec les sept nouvelles expériences françaises qu’elle va mener en apesanteur et qui seront opérées au sol par les équipes du Cadmos à Toulouse.

Elle s’est notamment déclarée « ravie » de pouvoir « contribuer, par ce biais, au progrès dans le domaine médical, avec un impact direct et très concret sur l’utilisation de procédures, le développement de traitements et de technologies dans ce domaine. »

© CNES/OLLIER Alexandre, 2025

L’une des expériences françaises de sa mission, ChlorISS, possède une dimension éducative puisqu’elle sera conjointement réalisée à bord de l’ISS par Sophie Adenot et par 4 500 classes dans toute la France, du CP à la Terminale. « Je suis également ravie de participer à cette expérience qui va partager avec environ 300 000 jeunes Français la compréhension de comment des graines peuvent germer avec l’effet de la gravité ou de la micropesanteur, avec des filtres de lumière aussi, pour étudier l’influence de la lumière », s’est enthousiasmée Sophie Adenot.

© CNES/OLLIER Alexandre, 2025

Merci Sophie et à très bientôt depuis l’ISS !

Le rôle du CNES dans la mission Epsilon

Pour la mission Epsilon de l’ESA, l’agence spatiale européenne, au titre de la contribution française du CNES, le Cadmos a préparé de nouvelles expériences scientifiques, technologiques et éducatives. A travers ce programme, l’agence spatiale française cherche notamment à apporter des améliorations au laboratoire de pointe qu’est la Station spatiale internationale, afin que les scientifiques puissent posséder les meilleurs outils pour continuer de faire progresser la science depuis l’espace, pour la Terre. Il s’agit également de soutenir la recherche scientifique française et les avancées technologiques dans la perspective de l’exploration du Système solaire et des missions spatiales habitées lointaines.

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Sophie adenot a la conquete de l’espace

La France n’avait plus compté de femme astronaute depuis Claudie Haigneré, qui fit un séjour à bord de la station Mir en 1996. Mercredi 23 novembre, l’Agence spatiale européenne (ESA) a annoncé que la Française Sophie Adenot, 40 ans, avait été retenue dans la nouvelle promotion d’astronautes européens, qui compte deux femmes et trois hommes.

Sophie Adenot, pilote d’hélicoptère de l’armée de l’air et de l’espace, « incarne un exemple pour le futur des femmes dans les milieux scientifiques et techniques, où elles sont encore sous-représentées [moins d’un astronaute sur dix est une femme] », ont déclaré dans un communiqué commun le ministère de l’économie et celui de l’enseignement supérieur. Un autre Français, Arnaud Prost, a été retenu dans le corps de réserve de la promotion 2022.

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Diplômée de l’Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace, l’ingénieure Sophie Adenot, lieutenante-colonelle de l’armée de l’air, a été la première femme pilote d’essai d’hélicoptères, avec 3 000 heures de vol à son compteur. Une autre femme, britannique, Rosemary Coogan, a aussi été désignée, ainsi que trois hommes : le Suisse Marco Sieber, l’Espagnol Pablo Alvarez Fernandez et le Belge Raphaël Liégeois.

Cette promotion, choisie parmi environ 23 000 candidats, succède à celle de 2009 qui, avec Thomas Pesquet, avait suscité un véritable engouement pour l’aventure spatiale chez les jeunes Européens. L’entraînement des cinq élus doit commencer au printemps, mais la première mission en orbite pour l’un d’entre eux n’est pas prévue avant 2026.

Lors de la présentation de cette nouvelle génération, Thomas Pesquet leur a conseillé de « bien s’accrocher ». Et « pendant ce temps, nous continuons notre travail, personne aujourd’hui ne part à la retraite. Pour les missions Artemis vers la Lune, on va envoyer (…) plutôt des gens de ma génération, d’ici à 2030, pendant que cette nouvelle promotion apprend le métier, fait ses armes et une mission sur l’ISS », la Station spatiale internationale, a-t-il dit.

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Un budget de 17 milliards d’euros

Lorsque l’ASE avait lancé sa campagne de recrutement, en février 2021, Claudie Haigneré avait d’ailleurs mis en garde sur la constitution d’« équipages monoculturels et monolithiques ». « Nous avons la responsabilité sociétale de représenter le monde tel que nous le voulons demain », avait-elle déclaré.

Par ailleurs, l’Agence spatiale européenne a annoncé plus tôt un budget d’environ 17 milliards d’euros pour les trois prochaines années, en nette hausse mais en deçà des 18,5 milliards qui étaient demandés par son directeur général. Au terme d’âpres négociations, les vingt-deux Etats membres, rassemblés pendant deux jours à Paris, ont décidé d’une enveloppe de 16,9 milliards d’euros, en hausse de 17 % par rapport aux trois dernières années.

C’est un « grand succès », a salué le ministre français de l’économie, Bruno Le Maire, estimant que le budget allait « au-delà des attentes ». Paris a abondé à hauteur de 3,25 milliards d’euros, les contributions des autres pays n’étant pas connues dans l’immédiat.

« Etant donné le niveau de l’inflation, je suis très impressionné par ce résultat », a pour sa part affirmé le patron de l’ESA, Josef Aschbacher, jugeant que le budget voté était « nécessaire pour ne pas rater le train » devant la féroce concurrence américaine et chinoise notamment.

Cette contribution est destinée à financer les programmes d’exploration spatiale (2,7 milliards d’euros), d’observation de la Terre notamment pour mesurer et surveiller le changement climatique (2,7 milliards) ou encore les lanceurs spatiaux, comme les évolutions des fusées Ariane-6 et de Vega-C (2,8 milliards d’euros).

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Prologium batteries News batteries 2024

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https://newsroom.mahle.com/press/en/press-releases/mahle-and-prologium-join-forces-to–push-solid-state-battery-technology–99648#

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ProLogium at ees Europe with World Premiere of Its Latest SSB Innovation – Large-Footprint Lithium Ceramic Battery (LLCB)

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Etats-Unis : L’Amérique repart à la conquête de la Lune après un décollage réussi en Floride

Des instruments scientifiques de la Nasa sont embarqués à bord du premier robot commercial américain à destination de la Lune. Si l’alunissage réussit, ce sera aussi la première fois qu’un engin américain retourne sur le satellite depuis plus de cinquante ans.

Initialement, cette mission était envisagée pour 2021. Malgré le retard de deux ans, elle reste toutefois inédite. Il s’agit du premier lancement commercial d’un robot à la surface de la Lune. Si l’alunissage réussit, ce sera un grand moment pour l’Amérique : outre cette première concernant le secteur privé, ce sera aussi le retour d’un engin américain depuis plus de cinquante ans.

L’implication du secteur privé témoigne de la volonté de la Nasa de « développer une économie au-delà de l’orbite basse, en l’étendant à la Lune. Il y a une volonté d’inclure l’industrie en lui accordant une place dans l’extension de l’activité », selon Jean Blouvac, responsable thématique Exploration et Vols Habités au CNES (Centre national d’études spatiales).

« C’est une situation d’opportunité. Il y a une volonté d’imaginer des services comme le transport ou l’extraction de ressources, mais on en profite également pour essayer de mieux connaître la Lune. Tout cela concorde avec la volonté d’installer une présence humaine plus durable là-bas. C’est logique dans l’esprit de la Nasa », ajoutait-il.

https://www.cnews.fr/conso/2019-07-10/tourisme-les-meilleurs-sites-pour-observer-les-etoiles-et-la-lune-en-france-et-dans

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Incendies et probleme entretien bois cyprie a Toulouse dept 31130

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