FRANCE
VIDÉO – Un rapport épingle le service public et en particulier le ministère de la Justice qui emploie 40.000 personnes non déclarées. Une pratique ancienne.
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Le ministère de la Justice est durement épinglé par un rapport d’inspection interministérielle pour l’emploi de 40.000 personnes non déclarées, une situation en cours de régularisation, assure mardi la chancellerie.
Le rapport de l’Inspection générale des Finances, des Services judiciaires et des Affaires sociales, dont l’AFP a obtenu une copie, évalue à près de 50.000 le nombre de ces «collaborateurs occasionnels du service public» employés par différents ministères, dont «40.500 pour le seul ministère de la Justice».
Ces employés – interprètes, experts, médiateurs… – qui sont souvent amenés à intervenir quotidiennement, sont considérés comme des prestataires, rémunérés à l’heure: «le ministère de la Justice n’applique aucun assujettissement aux cotisations sociales et assimile les indemnités de ses collaborateurs à des prestations sans pour autant mettre en place les conditions de leur assujettissement à la TVA», selon le rapport, rendu à l’été 2014 et révélé par le Canard enchaîné.
Le document, qui souligne que cette pratique est très ancienne, estime qu’en cas de poursuites judiciaires collectives, le coût pour les finances publiques serait «de l’ordre d’un demi-milliard d’euros». Plusieurs plaintes individuelles ont déjà été déposées, notamment par des traducteurs-interprètes: «Ce sont des personnes qui travaillent exclusivement sur réquisition des autorités de police ou judiciaires. C’est 100% de leur activité professionnelle», affirme leur avocat Me David Dokhan au micro de la radio France Inter, précisant que ses clients n’avaient «pas de bulletin de salaire» et «aucune protection sociale».
Une régularisation très coûteuse pour l’État
«La ministre, Christiane Taubira, a la volonté d’agir et de s’emparer du sujet», a assuré à l’AFP le porte-parole adjoint du ministère, précisant qu’»un plan d’action a été décidé», avec notamment le recrutement rapide de 45 interprètes. «Un décret est prévu pour début 2016 pour clarifier leur statut (celui de tous les collaborateurs occasionnels)» et «il y aura un versement progressif des cotisations sociales», a-t-il expliqué.
Cette régularisation aura un coût élevé pour l’État, mais aussi pour ces collaborateurs, dont les salaires étaient majorés d’environ 30 % en l’absence de tout prélèvement, relève le rapport, qui note un risque de «tarissement du recrutement de certaines personnes intervenant ponctuellement».
Travail au noir : les pays européens qui fraudent le plus
Une enquête de la Commission européenne montre que le travail non déclaré est un phénomène massif. Mais son ampleur varie considérablement d’un pays à l’autre. Et le palmarès réserve quelques surprises.
Marc Lomazzi | 24 Mars 2014, 19h13 | MAJ : 24 Mars 2014, 22h12
Quels sont les pays où la réparation d’une fuite ou la garde du petit dernier sont le plus souvent payés de la main à la main ? La Commission européenne vient de rendre public un rapport surprenant sur ce phénomène qui reste, souligne Bruxelles, «très répandu»à en croire cette enquête réalisée dans les 28 pays membres de l’UE auprès de plus de 26000 personnes.
Si un Européen sur dix (11%) avoue avoir eu recours au travail au noir au cours de l’année écoulée, le palmarès des pays où l’on fraude plus est pour le moins surprenant. Derrière la Grèce, championne toutes catégories du travail au noir (30% des personnes interrogées ont déjà payé au noir un salarié), on trouve en effet les Pays-Bas alors que les pays du nord de l’Europe ont la réputation d’être plutôt à cheval sur le respect de la loi. Or, le Danemark pointe pourtant en 5ème position et la Suède au 9ème rang.
Autre Européen adepte des petits travaux au «black», la Lettonie (3ème) devance quatre autres anciens pays communistes – Slovénie, Tchéquie, Slovaquie et Bulgarie -où le travail au noir fut longtemps un sport national. A noter que trois pays considérés peu ou prou comme des paradis fiscaux – Malte, Chypre et le Luxembourg -figurent en bonne position.
Dans le top 5 des plus vertueux, on trouve des pays aussi différents que la Pologne, l’Allemagne, l’Espagne et la Grande-Bretagne et…la France, où seul 9% des personnes interrogées déclarent avoir eu recours au travail au noir, c’est à dire deux points en dessous de la moyenne européenne.
Mais le plus étonnant dans l’enquête de la Commissionn, ce sont les réponses apportées par les personnes interrogées à la question : « Et vous, connaissez-vous personnellement des gens qui ne déclarent pas tout ou partie de leurs revenus ?» Là, le classement fait apparaître en tête le Danemark, les Pays-Bays et la Grèce suivis de la Belgique (6ème) et de la France qui pointe cette fois en neuvième position juste devant l’Italie.
Le travail au noir dans l’Union Européenne
Part (%) de personnes déclarant connaître personnellement une personne ne déclarant pas une partie ou la totalité de leur revenus au fisc.
Parmi les autres enseignements de cette enquête, les motifs avancés par les adeptes du travail non déclaré sont son coût moins élevé mais aussi, plus surprenant, l’envie de faire plaisir à des amis en difficultés. Car la pratique est évidemment très liée à la crise économique. «La hausse du chômage et l’accroissement de la pauvreté semblent tous deux favoriser l’acceptation du système de paiement «de la main à la main».
En moyenne, les Européens dépensent chaque année 200 € dans l’achat de biens ou de services non déclarés. Et les revenus qu’en tirent ceux qui effectuent ces petits boulots au noir s’élèvent à 300 €. Les activités les plus concernées sont dans l’ordre la rénovation de logement, les réparations automobiles, le jardinage et la garde d’enfants.
Dans le droit fil de ce rapport, la Commission de Bruxelles devrait proposer en avril 2014 une série de mesures visant à prévenir et à dissuader le travail au noir avec notamment une plus forte coopération des instances chargées de lutter contre ce phénomène comme les inspecteurs du travail, les contrôleurs de la sécu ou les services du fisc.
ALLEMAGNE


